HPI Jumpshot SC V2 Brushed : je change déjà une pièce !

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

HPI Jumpshot SC V2 Brushed : je change déjà une pièce !

Quand on achète une voiture radiocommandée à environ 150 €, on ne s’attend généralement pas à avoir un véhicule parfait dès la sortie de boîte. Il faut parfois accepter quelques compromis, surtout lorsqu’on choisit un modèle destiné aux loisirs et proposé à un tarif accessible.

Mais parfois, il y a aussi de bonnes surprises.

C’est exactement ce que j’ai voulu vérifier avec ce HPI Jumpshot SC V2, un short course 1/10 à moteur à charbons que j’ai acheté en promotion pour seulement 151 €, soit environ 160 € avec les frais de livraison.

Et si j’ai choisi ce modèle, ce n’est pas uniquement parce qu’il était abordable.

J’ai déjà quelques idées derrière la tête pour lui…

Un premier contact plutôt impressionnant

Pour cette commande, je suis passé par Berlinski, un magasin de modélisme situé en Allemagne. C’était ma première commande chez eux et, franchement, l'expérience a été très bonne.

L’envoi a été rapide et surtout, le colis était sacrément bien protégé.

Et alors… quelle taille de carton !

Je savais que nous étions sur un véhicule au 1/10, mais je ne m’attendais vraiment pas à recevoir une boîte aussi imposante.

Une fois le carton ouvert, on découvre évidemment le véhicule accompagné de sa radiocommande TF-41.

Cette dernière reste assez simple, mais elle possède tout de même les réglages essentiels : trim de direction, trim des gaz, réglage de double commande et même une troisième voie.

L’antenne est également rétractable, ce qui est plutôt pratique pour éviter de l'abîmer pendant le transport ou le rangement.

Bref, on est clairement sur une radiocommande pensée pour accompagner un véhicule de loisir, sans chercher à en faire davantage.

Et finalement, c’est cohérent avec le prix du Jumpshot.

Et franchement… il est magnifique !

Une fois la carrosserie sortie de son emballage, la première chose qui saute aux yeux, c’est son apparence.

Personnellement, je la trouve vraiment réussie.

La décoration verte lui donne un look très agressif et, même si évidemment les goûts de chacun sont différents, je trouve que ce Jumpshot SC V2 a vraiment une gueule de voiture de course.

C’est d’ailleurs assez amusant parce que le véhicule paraît presque plus haut de gamme lorsqu’on le regarde de l’extérieur que lorsqu’on commence à examiner sa mécanique.

La carrosserie est très détaillée, avec plusieurs éléments qui dépassent et donnent beaucoup de caractère à l’ensemble.

Mais ces éléments décoratifs me font également un peu peur pour la suite.

Parce qu'il faut être réaliste : un short course est fait pour rouler et prendre des tonneaux.

Et quelque chose me dit que cette belle carrosserie risque de laisser quelques morceaux sur le circuit après quelques sorties mouvementées !

Pourquoi acheter un Jumpshot brushed en 2026 ?

C’est probablement la question que certains vont se poser.

Pourquoi acheter une voiture à moteur à charbons qui existe déjà depuis plusieurs années alors qu’il existe aujourd’hui énormément de modèles sans balais beaucoup plus puissants ?

La réponse est simple : le prix et le projet derrière la voiture.

Je cherchais depuis quelque temps un petit short course 1/10.

Et surtout, j’avais envie d’avoir un véhicule avec lequel je pourrais rouler avec des amis qui commencent tout juste dans le modélisme radiocommandé.

Eux ont choisi de petits buggys 1/10 à moteur à charbons.

De mon côté, je n’avais pas vraiment envie de sortir une voiture beaucoup plus puissante pour aller rouler avec eux.

Et puis il faut aussi penser à la casse.

Certains de mes véhicules sont beaucoup trop beaux ou trop spécifiques pour aller faire n’importe quoi avec sur un terrain improvisé.

Le Jumpshot, lui, est beaucoup plus adapté à cet usage.

Un véhicule destiné au loisir

Le Jumpshot SC V2 n’essaie pas de cacher son orientation.

On est clairement sur une voiture destinée au loisir.

Le châssis reprend l'architecture utilisée par HPI sur la famille Jumpshot, que l'on retrouve également sur d'autres modèles de la marque.

La conception est volontairement simple.

Et personnellement, c’est quelque chose que j’apprécie.

Le moteur est installé à l’arrière et entraîne uniquement les roues arrière.

Eh oui : le Jumpshot SC V2 est une propulsion.

Pas de transmission compliquée vers l’avant, pas de cardans supplémentaires, pas de différentiel avant.

Toute la mécanique nécessaire à la propulsion est concentrée à l’arrière.

Et c’est justement ce que j’aime dans une propulsion.

C’est simple.

Et surtout… c’est amusant à conduire.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

La propulsion : pas forcément la plus efficace, mais tellement amusante

Je ne vais pas prétendre qu’une propulsion est systématiquement plus performante qu’une transmission intégrale.

Ce serait évidemment faux.

Mais en matière de plaisir de conduite, j’ai toujours eu un faible pour les propulsions.

On sent beaucoup plus facilement ce que fait la voiture.

L’arrière peut commencer à décrocher, il faut gérer l’accélérateur, corriger la trajectoire et apprendre à être progressif.

Et pour quelqu’un qui veut simplement s’amuser avec des amis sur un terrain improvisé ou un petit circuit, c’est exactement le genre de comportement qui peut rendre les sorties très amusantes.

Le Jumpshot n’a donc pas besoin d’être une fusée pour être intéressant.

Un amortissement plutôt souple

Première bonne surprise lors de la découverte : l’amortissement.

Les amortisseurs offrent une course assez importante et surtout un fonctionnement plutôt souple.

Le véhicule s’enfonce correctement lorsqu’on appuie dessus et l’ensemble donne l’impression d’avoir été conçu pour encaisser les irrégularités d’un terrain de loisir.

C’est cohérent avec la philosophie du Jumpshot.

On n’est pas face à une voiture de compétition destinée à rechercher la précision absolue.

Ici, on cherche surtout à avoir une voiture agréable, tolérante et amusante.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

Une mécanique très simple

En retournant le véhicule, on retrouve immédiatement cette philosophie.

Le châssis est relativement dépouillé.

Le moteur est placé à l’arrière et la transmission reste extrêmement simple.

À l’intérieur, la transmission utilise principalement des éléments en plastique, avec toutefois un pignon moteur métallique.

Et ça, c’est important de le préciser.

Lors de la découverte, j’ai d’abord cru que le pignon était lui aussi en plastique, avant de vérifier plus attentivement.

Ce n’est donc pas le cas.

En revanche, les petites dents de la couronne sont assez fines.

Et si le but est de transformer un jour ce Jumpshot en voiture sans balais beaucoup plus puissante, il faudra très probablement revoir une partie de la transmission.

Ce sera justement l’un des sujets intéressants pour la suite du projet.

Une évolution vers un moteur sans balais est prévue

Même si je commence volontairement avec la configuration d'origine à moteur à charbons, une chose est déjà décidée :

ce Jumpshot passera un jour en moteur sans balais.

Pas forcément immédiatement.

Je veux d’abord le découvrir tel qu’il est.

C’est important à mes yeux.

Avant de modifier une voiture, j’aime bien savoir ce qu’elle vaut réellement dans sa configuration d’origine.

Cela permet ensuite de voir ce que chaque modification apporte réellement.

Et dans le cas présent, le passage à une motorisation beaucoup plus puissante devra probablement s’accompagner de plusieurs améliorations mécaniques.

La transmission sera notamment à surveiller de très près.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

Une bonne surprise du côté de la réception radio

Il y a également un point intéressant que j’ai découvert en ouvrant le boîtier radio.

Contrairement à certains modèles concurrents de la même catégorie, le Jumpshot dispose d’un véritable récepteur séparé du contrôleur électronique.

Cela peut sembler être un petit détail.

Mais pour une voiture que l’on envisage de faire évoluer, c’est en réalité très intéressant.

Pourquoi ?

Parce que lorsque le moment viendra de remplacer le moteur et le contrôleur, il ne sera pas nécessaire de remplacer toute la partie radio simplement parce que l’électronique d'origine est regroupée.

On peut donc conserver la radiocommande et faire évoluer la partie motrice séparément.

Pour un véhicule acheté à ce tarif, c’est plutôt une bonne surprise.

Le servo de direction : correct, mais pas exceptionnel

Autre élément que j’ai regardé assez rapidement : le servo de direction.

Il possède des pignons métalliques et développe environ 6 kg de couple.

Le fait d’avoir des pignons métalliques est plutôt rassurant.

En revanche, 6 kg, ce n’est pas énorme.

Pour commencer à rouler avec le véhicule dans sa configuration d'origine, je vais néanmoins le conserver.

Je veux voir ce qu’il vaut réellement avant de le remplacer.

Mais à terme, il y a de fortes chances qu’un servo plus costaud prenne sa place.

Encore une fois, le but n’est pas de tout changer immédiatement.

Je préfère procéder étape par étape.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

La première modification : les hexagones de roues

Et justement, il y a une pièce que je n’ai pas envie de laisser en place.

Les hexagones de roues d'origine sont en plastique.

Et ça, personnellement, je n’aime pas du tout.

Un hexagone de roue en plastique peut finir par s’user, notamment au niveau des angles.

Avec le temps, les angles peuvent s’arrondir.

Et lorsque cela arrive, la roue peut commencer à prendre du jeu sur son entraînement.

Pire encore : une jante peut finir par être endommagée.

Et franchement, ce serait dommage de détériorer une belle roue simplement parce qu’un petit hexagone en plastique a fini par s'arrondir.

J'ai donc choisi les hexagones en aluminium HPI

Pour régler le problème, j’ai pris directement l’option proposée par HPI.

Il s’agit de quatre hexagones de roue en aluminium, un pour chaque roue.

Ils sont accompagnés des goupilles et des petites vis sans tête nécessaires à leur montage. 

Le montage est relativement simple.

On commence par retirer l’hexagone en plastique.

On récupère ensuite la petite goupille qui se trouve dans la fusée.

Il faut positionner correctement le nouvel hexagone afin que son empreinte corresponde à l’emplacement de la goupille.

Une fois l’hexagone correctement positionné, la petite vis sans tête vient maintenir l'ensemble.

J’ai également choisi d'utiliser un peu de frein-filet sur cette vis.

C’est une toute petite pièce, mais si elle se desserre et que l’hexagone se perd pendant une sortie, on risque de passer un bon moment à le chercher !

Une modification peu visible, mais vraiment utile

Ce qui est amusant avec cette modification, c’est qu’une fois la roue remontée…

On ne voit absolument rien.

Les hexagones sont orange, mais ils sont complètement cachés derrière les roues.

Ce n’est donc clairement pas une modification faite pour rendre la voiture plus jolie.

C’est une modification faite pour fiabiliser un point précis du véhicule.

Et c’est exactement le genre d'amélioration que j’aime.

Pas forcément spectaculaire.

Pas forcément visible.

Mais utile.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

Des roues plutôt dures

En examinant les roues, j’ai également trouvé la mousse intérieure assez ferme.

Les pneus eux-mêmes sont relativement durs.

Encore une fois, il faudra voir ce que cela donne réellement sur le terrain.

Parce qu’une voiture peut donner une impression particulière sur l’établi et se comporter complètement différemment une fois lancée sur une piste.

Et c’est justement pour cette raison que je ne veux pas tirer de conclusion définitive avant d’avoir roulé avec.

Un différentiel arrière très libre

Autre particularité que l’on remarque rapidement : le différentiel arrière est très libre.

Mais dans le cas d’une propulsion, cela n’a rien de surprenant.

Il faut justement permettre aux deux roues arrière de travailler correctement dans les virages.

Et comme toute la transmission se trouve à l'arrière, le fonctionnement du différentiel joue un rôle important dans le comportement général de la voiture.

Là encore, je préfère conserver la configuration d'origine pour mes premiers essais.

Après quelques sorties, on pourra éventuellement réfléchir à ce qu’il serait intéressant de modifier.

Arrma Fury

Et face à l'Arrma Fury ?

Pour moi, le concurrent direct de ce Jumpshot est assez évident : l’Arrma Fury.

Les deux véhicules jouent dans une catégorie très proche et partagent une philosophie assez similaire.

Mais il y a une différence intéressante au niveau de l’électronique.

Sur le Fury, le contrôleur et le récepteur sont regroupés.

C’est pratique pour une voiture destinée à rester d'origine.

Mais lorsqu’on veut passer à une motorisation sans balais, cela implique davantage de changements.

Sur le Jumpshot, le fait d’avoir un véritable récepteur séparé permet d’envisager l’évolution plus facilement.

C’est donc un point que je trouve particulièrement intéressant pour mon projet.

Un petit défaut : l'absence de renforts latéraux

Il y a toutefois un détail qui me plaît moins.

Le Jumpshot ne possède pas les mêmes renforts latéraux que certains de ses concurrents.

Et sur un short course, ces renforts peuvent avoir leur utilité.

Ils permettent notamment de mieux protéger les côtés de la carrosserie lorsque la voiture part en tonneau.

Or, vu le niveau de détail de la carrosserie du Jumpshot, je pense qu’elle va rapidement subir quelques conséquences de nos futures sorties !

Mais bon…

Une voiture radiocommandée qui ne prend jamais de coups, c’est généralement une voiture qui reste sur l’étagère.

Et ce Jumpshot n’est clairement pas destiné à rester sur une étagère.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

Pourquoi ce Jumpshot risque d'être intéressant

Au final, ce HPI Jumpshot SC V2 m’intéresse justement parce qu’il représente une base relativement simple.

Il n’est pas parfait.

Il n’est pas extrêmement puissant.

Il n’est pas équipé d'une motorisation sans balais dernier cri.

Et certains composants montrent clairement que HPI a cherché à maintenir un prix raisonnable.

Mais pour environ 151 € en promotion, il offre une base intéressante pour quelqu’un qui souhaite commencer avec un véhicule simple puis le faire évoluer progressivement.

Et dans mon cas, c’est exactement le but.

D'abord rouler… ensuite améliorer

La prochaine étape sera donc très simple :

je vais rouler avec.

Je veux d'abord découvrir le Jumpshot tel qu’il sort de sa boîte.

Voir comment il se comporte sur un petit circuit.

Voir ce que vaut réellement son moteur à charbons.

Tester son comportement en propulsion.

Et surtout, rouler avec les copains qui débutent eux aussi dans le modélisme.

Ensuite, viendra le moment des améliorations.

Et là, les choses devraient devenir beaucoup plus intéressantes.

Parce que le projet n’est pas simplement de monter un moteur plus puissant et de dire « voilà, c’est terminé ».

J’ai envie de voir jusqu’où cette petite base peut aller.

HPI Jumpshot SC V2 Brushed

Une nouvelle aventure commence avec le Jumpshot

Ce premier épisode n’est donc finalement que le début.

On part d’un HPI Jumpshot SC V2 à moteur à charbons, acheté à petit prix, on lui ajoute immédiatement quelques améliorations simples et utiles, puis on va progressivement voir ce qu’il est capable de faire.

Et je pense que ce sera justement l’occasion de montrer quelque chose que j’aime beaucoup dans le modélisme radiocommandé :

on n’est pas obligé d’acheter une voiture à plusieurs centaines d’euros pour avoir un projet intéressant.

On peut commencer avec une base simple, apprendre à la connaître, rouler avec, casser quelques pièces au passage — parce que ça arrivera forcément 😅 — puis l’améliorer petit à petit.

Et connaissant la suite que je lui réserve, je pense que ce Jumpshot n’a pas fini de faire parler de lui sur Illico Modélisme !

Commentaires