HPI Jumpshot SC V2 : trois tours, une casse… et un problème de montage ?
Le HPI Jumpshot SC V2 devait être une voiture simple, amusante et accessible pour rouler tranquillement avec des amis. Sur le papier, c'était exactement ce que je recherchais : un Short Course 1/10 à moteur à charbons, propulsion, suffisamment simple pour être utilisé sans avoir peur de casser une voiture beaucoup plus coûteuse.
Mais lors de cette première vraie séance de roulage au circuit du Dragon RC, les choses ne se sont pas vraiment passées comme prévu.
Premier constat : le Jumpshot est très, très mou.
Deuxième constat : après seulement trois tours, une pièce casse.
Et troisième constat, beaucoup plus surprenant : en démontant la voiture, je découvre que plusieurs éléments semblent avoir été montés ou serrés de manière assez douteuse.
Alors, est-ce réellement le Jumpshot SC V2 qui manque de solidité ? Ou est-ce plutôt le montage de la voiture qui est en cause ?
C'est justement ce que nous allons voir.
Un Jumpshot qui manque sérieusement de puissance
Dès les premiers tours de roues, une chose saute aux yeux : le Jumpshot SC V2 n'est pas une voiture rapide.
Et quand je dis qu'il n'est pas rapide, je ne parle pas simplement d'une petite différence avec mes autres voitures.
Il est vraiment mou.
Sur le circuit, je suis pratiquement constamment à fond sur la gâchette.
Il n'y a quasiment aucune gestion de l'accélération à faire.
Pas besoin de doser la puissance à la sortie d'un virage, pas besoin de réfléchir à la remise des gaz : on appuie et… la voiture avance tranquillement.
Et c'est justement ce qui rend les premiers tours assez frustrants.
Le circuit du Dragon RC est relativement grand et surtout assez rapide. Ce n'est pas un tracé particulièrement technique où l'on passe son temps à enchaîner de petits virages serrés.
Dans ces conditions, une voiture à moteur à charbons montre rapidement ses limites.
Avec une voiture plus puissante, il faut gérer l'accélérateur, contrôler les glissades, choisir le bon moment pour accélérer et parfois même éviter de mettre toute la puissance.
Avec le Jumpshot, le problème est presque inverse :
il n'y a tout simplement pas assez de puissance pour avoir quelque chose à gérer.
Et ça se ressent énormément à l'image.
Quand on est habitué à des voitures plus puissantes…
Il faut tout de même remettre les choses dans leur contexte.
Si vous débutez en modélisme et que votre seule référence est une petite voiture à moteur à charbons, le Jumpshot ne vous paraîtra probablement pas aussi lent.
On a vraiment l'impression de revenir plusieurs années en arrière.
Et pourtant, ce n'est pas forcément un défaut du Jumpshot en lui-même.
Le modèle a été conçu avec une motorisation à charbons et son utilisation peut parfaitement correspondre à quelqu'un qui souhaite une voiture relativement calme et facile à conduire.
Simplement, ce n'est pas forcément le meilleur choix pour s'amuser sur un circuit rapide comme celui du Dragon RC.
La propulsion reste malgré tout très agréable
Et malgré cette puissance limitée, il y a quelque chose que j'aime beaucoup sur ce Jumpshot :
Le véhicule n'entraîne que les roues arrière.
Et personnellement, j'aime beaucoup ce type de comportement.
La voiture est assez facile à comprendre et plutôt agréable à conduire.
On retrouve cette sensation particulière d'une voiture qui pousse de l'arrière, avec un comportement qui peut devenir amusant lorsque l'on commence à jouer avec l'accélérateur.
Le problème n'est donc pas vraiment le comportement du châssis.
C'est surtout le manque de puissance qui limite énormément ce que l'on peut faire avec.
Même les sauts deviennent difficiles
Et c'est probablement l'un des aspects les plus frustrants de cette séance.
Le Jumpshot est un véhicule qui possède une suspension assez généreuse et qui devrait pouvoir s'amuser sur un terrain avec des bosses et des petits sauts.
Mais pour sauter correctement, il faut déjà avoir suffisamment de vitesse.
Et avec la motorisation d'origine, ce n'est pas gagné.
Sur certaines bosses, la voiture passe simplement dessus.
Elle ne prend pas suffisamment d'élan pour réellement décoller.
Résultat : alors qu'on pourrait imaginer un petit Short Course très amusant sur un circuit tout-terrain, on se retrouve parfois simplement à rouler sur le tracé sans réellement exploiter les capacités du châssis.
Et là, forcément…
je m'ennuie.
Quelques modifications avant même de rouler
Avant cette séance, j'avais déjà apporté quelques modifications au Jumpshot.
Notamment au niveau de la carrosserie.
La carrosserie d'origine est plutôt jolie et possède pas mal de détails qui donnent beaucoup de caractère au véhicule.
Le problème, c'est que certains de ces éléments sont assez exposés.
Et quand on connaît le programme qui attend une voiture de ce type, c'est-à-dire des tonneaux, des chocs et des sorties de piste, je me suis dit qu'ils n'allaient probablement pas rester longtemps en place.
J'ai donc retiré les éléments décoratifs les plus fragiles.
L'objectif était simple : éviter de transformer chaque tonneau en séance de réparation de carrosserie.
J'ai également changé les roues et les pneus pour monter un modèle avec de petits picots.
L'idée était d'améliorer le comportement sur le terrain et de voir si le Jumpshot pouvait devenir un peu plus intéressant à conduire.
Malheureusement, ce changement n'allait pas empêcher le premier vrai problème de la journée.
Trois tours… et déjà une pièce cassée
Après seulement quelques tours, j'entends un petit bruit.
Un « clac ».
Pas un énorme choc.
Pas une réception catastrophique.
Pas un accident spectaculaire.
Simplement un petit bruit au moment d'une bosse ou d'une réception.
Et quelques instants plus tard, je constate que quelque chose ne va plus.
Le triangle de suspension n'est plus correctement maintenu.
Une petite pièce a cédé et le triangle se retrouve complètement libre.
Le premier réflexe est forcément de se dire :
« Sérieusement ? Trois tours ? »
La voiture venait à peine de commencer sa séance.
Et voilà déjà une immobilisation.
Le cardan aurait pu être perdu
Heureusement, il y a tout de même une bonne nouvelle dans cette mésaventure.
Le cardan est resté en place.
C'est déjà ça.
Parce qu'avec une pièce de suspension qui se libère, on peut rapidement se retrouver avec un cardan qui sort de son logement et qui disparaît dans l'herbe ou sur le circuit.
Ici, ce n'est pas arrivé.
Mais le véhicule reste inutilisable.
Et sur place, je n'ai pas forcément tout l'outillage nécessaire pour démonter complètement la voiture.
Une réparation qui semble beaucoup plus compliquée qu'elle ne devrait l'être
C'est là que les choses deviennent assez amusantes.
Pour remplacer la pièce, je commence à regarder comment elle est montée.
Et rapidement, je comprends que ce n'est pas simplement une petite vis à retirer.
La pièce fait partie d'un ensemble assez important autour de la transmission.
Il faut donc démonter une bonne partie du train arrière pour pouvoir accéder correctement à l'endroit concerné.
Sur le moment, je me dis que c'est franchement pénible.
Tout ça pour une petite pièce en plastique.
Mais le démontage va finalement réserver une surprise.
Le démontage change complètement le diagnostic
Une fois la voiture sur l'établi, je commence à regarder les différentes pièces.
Et je remarque quelque chose d'étrange.
La pièce en plastique qui a été sollicitée est complètement écrasée à un endroit.
Mais surtout, la petite tige métallique qui doit se positionner dans le triangle ne semble pas avoir été correctement placée.
Et là, une hypothèse commence à apparaître.
Et si la casse n'était pas due à un choc ?
Et si cette pièce avait simplement été mal montée dès le départ ?
Une tige métallique qui ne semblait pas correctement positionnée
En regardant attentivement le montage, on comprend que la tige métallique doit prendre une position bien précise.
Or, dans l'état dans lequel je l'ai trouvée après la casse, elle n'était clairement pas positionnée comme elle devait l'être.
Une mauvaise position peut alors exercer une contrainte sur le plastique.
Et si quelqu'un a forcé pour mettre l'ensemble en place, le plastique peut avoir été marqué ou déformé.
Le véhicule peut ensuite fonctionner normalement pendant quelques minutes…
jusqu'au moment où la pièce finit par céder.
Et cela expliquerait beaucoup mieux ce qui s'est passé.
Aucun gros choc pour expliquer cette casse
C'est probablement l'élément le plus important.
En regardant les images de la séance, je ne vois pas de gros choc qui pourrait expliquer une telle casse.
La voiture roule.
Elle passe quelques bosses.
Elle saute légèrement.
Et à un moment donné, lors d'une réception, j'entends ce fameux petit « clac ».
Mais il n'y a pas eu de réception énorme ou de choc frontal violent.
C'est justement pour cette raison que le démontage m'a mis le doute.
Si la pièce avait cassé après un gros saut mal réceptionné, j'aurais simplement accepté le fait qu'une pièce en plastique avait fini par céder.
Mais là, quelque chose ne collait pas.
Et puis je découvre autre chose…
Pendant le démontage, une deuxième surprise apparaît.
Certaines vis du châssis ne semblent pas correctement serrées.
Et quand je dis « pas correctement serrées », je ne parle pas simplement d'un petit manque de serrage.
Il y a parfois plusieurs tours à reprendre.
À ce stade, forcément, je commence à me poser de sérieuses questions sur le montage de cette voiture.
Je ne peux évidemment pas savoir qui a assemblé le véhicule ni dans quelles conditions.
Mais le constat est là :
plusieurs éléments qui auraient dû être correctement serrés ne le sont pas.
Et cela change forcément la manière dont on regarde la casse initiale.
Le problème venait-il vraiment de HPI ?
Au départ, ma première réaction était assez simple :
Trois tours et une pièce de suspension cassée, forcément, ça énerve.
Mais après avoir démonté le véhicule, mon jugement est beaucoup plus nuancé.
Je ne peux pas affirmer que HPI a livré volontairement un véhicule mal assemblé.
En revanche, dans mon exemplaire, le montage ne semblait clairement pas parfait.
La tige métallique n'était pas correctement positionnée.
Le plastique avait été fortement marqué.
Et certaines vis du châssis n'étaient pas suffisamment serrées.
Dans ces conditions, il est difficile de mettre toute la responsabilité sur la conception du véhicule.
Finalement, la réparation est assez simple
Une fois le problème identifié, la réparation devient beaucoup plus rassurante.
Il ne s'agit finalement pas d'un élément du châssis complètement détruit.
Il suffit de remettre correctement la pièce, de repositionner l'axe métallique et de remplacer l'élément endommagé.
Et finalement, je me rends compte que j'aurais probablement pu effectuer cette réparation directement au circuit.
Je pensais avoir besoin d'un énorme démontage et d'une quantité d'outils.
Ce n'était finalement pas nécessaire.
Comme quoi, parfois, il faut simplement prendre le temps de regarder comment le système est réellement conçu.
Et si j'en profitais pour passer directement à la version brushless ?
Cette casse m'a également fait réfléchir à la suite du projet.
Parce qu'au départ, l'idée était de conserver le Jumpshot à moteur à charbons pendant un certain temps avant de passer à une motorisation brushless.
Mais après cette première séance…
j'ai commencé à me dire :
Le problème principal du véhicule n'est pas son comportement.
La propulsion me plaît.
Le châssis est intéressant.
La voiture est agréable à conduire.
Mais sur le circuit du Dragon RC, la motorisation d'origine est vraiment trop juste pour moi.
Je suis constamment à fond sur la gâchette.
Il n'y a pratiquement aucune marge.
Et surtout, le véhicule manque tellement de puissance qu'il devient difficile d'exploiter correctement les bosses et les sauts.
Une pièce renforcée plutôt que la pièce d'origine
Et puisque je sais déjà que le Jumpshot finira par recevoir une motorisation brushless, j'ai pris une décision assez logique.
Plutôt que de racheter exactement la même pièce d'origine en version moteur à charbons, j'ai choisi la pièce prévue pour la version brushless.
L'idée est simple :
si cette pièce est conçue pour supporter les contraintes supplémentaires d'une motorisation brushless, autant la monter dès maintenant.
Cela permet de commencer à renforcer progressivement le véhicule.
Et surtout, je ne vais pas devoir acheter deux fois la même pièce.
Une première fois pour réparer la voiture en version à charbons…
puis une deuxième fois lorsque je passerai au brushless.
Le passage au brushless se précise
Je réfléchis donc sérieusement à une transformation du Jumpshot.
L'objectif n'est pas forcément d'en faire une fusée capable de rouler à une vitesse complètement déraisonnable.
Ce n'est pas ce que je recherche avec ce véhicule.
Je veux simplement retrouver suffisamment de puissance pour que la voiture soit agréable à conduire sur le circuit.
Un moteur brushless correctement choisi devrait permettre d'avoir davantage de répondant à l'accélération, de mieux franchir les bosses et surtout de réellement jouer avec la voiture.
Parce que c'est finalement ça qui manque aujourd'hui :
du plaisir à la gâchette.
Cette expérience me rappelle une chose importante
Cette mésaventure avec le Jumpshot SC V2 m'a surtout rappelé une règle importante en modélisme :
une casse ne signifie pas forcément que la pièce est mauvaise.
Lorsqu'une voiture casse, le premier réflexe est souvent de dire :
« Cette pièce est fragile. »
Mais il faut parfois aller plus loin.
Comment était-elle montée ?
Était-elle correctement serrée ?
L'axe était-il correctement positionné ?
La pièce avait-elle déjà été contrainte avant même le premier roulage ?
Dans le cas présent, je ne peux pas affirmer à 100 % ce qui s'est passé au moment du montage initial.
Mais les traces observées après démontage donnent une piste très sérieuse.
Alors, verdict sur le HPI Jumpshot SC V2 ?
Après cette première expérience, mon avis est forcément partagé.
D'un côté, je reste assez déçu.
Trois tours avant une immobilisation, ce n'est jamais une bonne première impression.
Et le manque de puissance est également beaucoup plus important que ce que j'imaginais.
Mais sur un circuit rapide comme celui du Dragon RC, je trouve clairement que le véhicule manque de souffle.
D'un autre côté, le comportement du châssis me plaît.
La propulsion est agréable.
La voiture possède une vraie personnalité.
Et maintenant que j'ai identifié ce qui semble être à l'origine de la casse, je suis beaucoup moins inquiet pour la suite.
Une première séance décevante… mais le projet ne fait que commencer
Finalement, cette première sortie n'aura pas été complètement inutile.
J'ai découvert les limites de la motorisation d'origine.
J'ai également découvert un problème de montage qui aurait pu passer complètement inaperçu.
Et surtout, cette expérience m'a conforté dans l'idée de faire évoluer le Jumpshot.
La prochaine étape sera donc très probablement l'atelier.
Réparation, vérification complète du serrage, contrôle de la transmission et préparation du passage en brushless.
Parce qu'après avoir roulé avec ce Jumpshot à moteur à charbons, une chose est certaine :
il va falloir lui donner un peu plus de caractère.
Et cette fois, j'espère pouvoir faire plus de trois tours avant de retourner sur l'établi !
Caractéristiques principales du Jumpshot SC V2
Échelle : 1/10
Type : Short Course
Transmission : 2 roues motrices
Motorisation d'origine : moteur à charbons
Utilisation : tout-terrain, loisir et circuit
Suspension à grand débattement
Carrosserie de type Short Course
Possibilité d'évolution vers une motorisation brushless
Projet personnel : renforcement du véhicule et future conversion brushless
En résumé
Le HPI Jumpshot SC V2 n'aura pas exactement répondu à mes attentes lors de cette première sortie.
Trop mou, trop peu de puissance et une casse après seulement quelques tours.
Mais le démontage a permis de découvrir que cette casse pourrait être liée à un mauvais positionnement d'une pièce métallique et à un montage qui ne semblait pas correctement réalisé.
Et ça, c'est une différence importante.
Avant de condamner complètement un véhicule, il faut parfois aller voir ce qui se cache sous la carrosserie.
Dans mon cas, l'enquête continue donc à l'atelier.
Et la prochaine fois que le Jumpshot prendra la piste, il risque fort de ne plus être tout à fait le même.

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