Arrma Infraction Boost : transformation en brushless et 100 % bitume !

Arrma Infraction Boost

Arrma Infraction Boost : transformation en brushless et 100 % bitume !

Aujourd'hui, on s'attaque à une transformation qui devrait plaire aux amateurs de voitures radiocommandées ! Au départ, nous avons un Arrma Infraction Boost à l'échelle 1/8, un modèle qui m'a été offert dans sa version d'origine. Mais cette fois, l'objectif n'est pas de le remettre en état pour retourner rouler dans la terre. Bien au contraire !

L'idée est de le transformer en une véritable voiture de bitume, avec une motorisation sans balais, une transmission adaptée et de nouveaux pneus conçus pour l'asphalte.

En résumé, on abandonne complètement son utilisation tout-terrain pour lui donner une nouvelle vie sur les surfaces goudronnées. Et comme vous allez le voir, cette transformation commence bien avant le montage des nouvelles pièces : il faut d'abord mettre les mains dans la mécanique, démonter le véhicule et repartir sur une base propre.

Allez, c'est parti mon Kiwi !

Un Arrma Infraction Boost à transformer de A à Z

L'Arrma Infraction Boost que j'utilise pour ce projet m'a été offert dans sa configuration d'origine. Il s'agit donc de la version équipée d'une motorisation à charbon, et non de la version à moteur sans balais que l'on peut retrouver sur d'autres modèles.

L'objectif est simple : profiter de cette voiture pour réaliser une transformation complète et lui donner une nouvelle orientation.

À l'origine, ce véhicule est conçu pour évoluer sur des surfaces variées. Mais pour ce projet, je veux privilégier exclusivement le bitume. Cela implique plusieurs changements, car il ne suffit pas de remplacer le moteur pour obtenir une voiture réellement adaptée à cette utilisation.

Il faut également réfléchir à la transmission, aux contraintes mécaniques supplémentaires et, bien entendu, au choix des pneus.

Une motorisation sans balais peut délivrer davantage de puissance et de couple qu'une motorisation à charbon comparable. La transmission doit donc être capable de supporter ces contraintes supplémentaires. C'est précisément pour cette raison que je ne me contente pas de changer le moteur : je profite de l'opération pour revoir plusieurs éléments mécaniques.

Le but n'est pas seulement de gagner en puissance, mais d'obtenir un ensemble cohérent pour rouler sur le bitume.


Première étape : démontage complet et grand nettoyage

Avant de commencer à installer les nouvelles pièces, il faut pouvoir travailler correctement.

Et pour être honnête, le châssis a déjà bien vécu ! La précédente sortie a laissé quelques traces, avec de la poussière et des saletés accumulées un peu partout.

Dans cet état, ce n'est pas vraiment idéal pour intervenir sur la transmission et la motorisation. Les saletés risquent de gêner le montage, de masquer certains défauts et de compliquer le contrôle des différentes pièces.

Je commence donc par démonter les éléments nécessaires à la transformation, afin d'accéder correctement au châssis et aux composants mécaniques.

Une fois le démontage effectué, direction la terrasse pour une séance de nettoyage !

Au programme : de l'eau, une brosse à dents, de la patience et un peu d'huile de coude. Il n'y a pas forcément besoin d'un matériel compliqué pour retrouver un châssis propre. Le plus important est de prendre son temps et de ne pas s'attaquer aux éléments sensibles n'importe comment.

Le but est de retirer les saletés accumulées pendant les sorties précédentes pour repartir sur une base saine.

C'est aussi l'occasion de mieux observer l'état général du véhicule avant de remonter les différents éléments.

Le séchage : une étape à ne pas négliger

Une fois le nettoyage terminé, il faut évidemment sécher le châssis et les pièces concernées avant de poursuivre.

Et oui, dans cette vidéo, le sèche-cheveux entre en scène ! On pourrait presque parler d'un petit brushing mécanique.

Blague à part, il faut rester prudent lorsqu'on utilise de l'eau sur une voiture radiocommandée. L'électronique, les roulements et les pièces métalliques ne doivent pas être négligés. Les composants électroniques doivent être protégés et les éléments mécaniques sensibles doivent être correctement séchés avant de reprendre le travail.

Le but est de repartir sur une base propre, mais aussi de ne pas créer de nouveaux problèmes au moment du remontage.

Maintenant que tout est propre, on peut enfin passer aux choses sérieuses !

Préparer la transformation : les notices avant les outils

Avant de remonter quoi que ce soit, je prends quelques minutes pour consulter les notices.

Cela peut sembler évident, mais lorsqu'on modifie la transmission et la motorisation d'une voiture radiocommandée, mieux vaut savoir où l'on va.

Les pièces ne sont pas forcément identiques entre une version à charbon et une version à moteur sans balais. Les supports, les carters et certains éléments de transmission peuvent être différents pour permettre de recevoir la nouvelle motorisation.

Je préfère donc vérifier les instructions avant de commencer à assembler l'ensemble.

C'est aussi une bonne habitude à prendre lorsqu'on se lance dans une modification importante : on évite de monter une pièce dans le mauvais sens, d'oublier un élément ou de devoir tout redémonter parce qu'un détail n'a pas été anticipé.

Sur ce projet, plusieurs éléments doivent être adaptés pour accompagner le passage au moteur sans balais. On commence donc par la transmission.

Adapter le système de transmission au moteur sans balais

C'est ici que la transformation devient réellement intéressante.

Le passage d'une motorisation à charbon à une motorisation sans balais ne consiste pas uniquement à retirer un moteur pour en installer un autre. La puissance et le couple disponibles peuvent augmenter, ce qui impose de vérifier que les différents éléments mécaniques sont adaptés.

Je récupère donc le système de patinage de transmission d'origine, également appelé slipper dans le jargon du modélisme. Son rôle est de limiter temporairement une partie des contraintes transmises à la transmission lorsque les roues subissent une forte sollicitation.

Dans le cadre de cette transformation, cet ensemble doit être modifié afin de pouvoir accueillir le nouveau moteur sans balais et s'intégrer à la configuration retenue.

Il faut ensuite installer le moteur dans un carter de transmission spécifique à cette motorisation.

Cette pièce est importante, car elle permet d'adapter l'ensemble mécanique à la nouvelle configuration. Il ne s'agit donc pas d'un simple changement esthétique : le moteur, son support et la transmission doivent fonctionner correctement ensemble.

Une fois le moteur installé et l'ensemble préparé, je peux remettre la transmission sur le châssis.

Petit à petit, la voiture commence à retrouver sa forme. Et c'est toujours agréable de voir un projet avancer après avoir passé du temps à démonter, nettoyer et préparer les pièces !

Un renfort supplémentaire pour le cardan central

Un autre point mérite notre attention : le cardan central de cette version est en plastique.

Le cardan central transmet le mouvement entre les éléments de la transmission. Il s'agit donc d'une pièce importante, particulièrement lorsque la motorisation est susceptible de délivrer davantage de couple.

Pour limiter les risques de mauvaises surprises, j'ajoute un renfort officiel Arrma comprenant un petit roulement.

L'objectif est d'améliorer le maintien de cet élément et d'apporter un soutien supplémentaire à cet endroit de la transmission.

Attention, cela ne signifie pas que le cardan d'origine va forcément casser avec une motorisation sans balais. La durée de vie des pièces dépend de nombreux facteurs : puissance du moteur, réglages du variateur, adhérence des pneus, manière d'accélérer et contraintes subies pendant les sorties.

Mais puisque le véhicule est déjà démonté, autant profiter de cette transformation pour examiner les points qui méritent une attention particulière.

C'est aussi tout l'intérêt de ce genre de projet : on apprend à mieux connaître sa voiture et on comprend pourquoi certaines pièces peuvent nécessiter une adaptation lorsque l'on change de motorisation.

De nouveaux pneus pour une utilisation exclusivement sur le bitume

Jusqu'ici, nous avons surtout travaillé sur la mécanique. Mais il reste un changement visuellement évident : les roues !

Puisque l'objectif est désormais de rouler sur le bitume, les pneus tout-terrain n'ont plus vraiment leur place dans cette configuration.

Je les remplace donc par des pneus adaptés aux surfaces goudronnées.

Le dessin de ces nouveaux pneus rappelle un peu certains pneus de compétition utilisés lors des départs arrêtés. Ils donnent immédiatement un autre aspect au véhicule et correspondent davantage à l'utilisation recherchée.

Le choix des pneus est loin d'être anecdotique. Ils constituent le seul point de contact entre la voiture et le sol. Leur gomme, leur forme et leur adhérence influencent directement le comportement du véhicule.

Sur la terre, les pneus doivent pouvoir trouver de l'accroche sur une surface irrégulière. Sur le bitume, les besoins sont différents : on recherche une adhérence adaptée à une surface plus régulière, ainsi qu'un comportement prévisible lors des accélérations et des changements de direction.

Attention toutefois : des pneus offrant beaucoup d'adhérence peuvent également transmettre davantage de contraintes à la transmission et aux suspensions. Il faudra donc observer le comportement de l'ensemble au fil des sorties.

Avec ces nouvelles roues, l'Arrma Infraction commence vraiment à prendre l'apparence d'une voiture destinée au bitume.

Installer l'électronique et vérifier le fonctionnement

La partie mécanique étant pratiquement terminée, il reste maintenant à installer l'électronique.

Je mets en place le variateur électronique, la radiocommande et les éléments nécessaires au fonctionnement de la nouvelle motorisation.

Le variateur est un composant essentiel : il commande la puissance envoyée au moteur en fonction des ordres transmis par la radiocommande.

Avant de sortir rouler, je prends le temps de vérifier que tout fonctionne correctement. La direction doit répondre aux commandes, le moteur doit tourner dans le bon sens et l'ensemble doit réagir normalement.

Cette vérification est indispensable après une transformation de ce type. Il vaut mieux détecter un problème à l'atelier que de le découvrir une fois lancé à pleine vitesse sur le bitume !

Il faut également contrôler le montage mécanique, les fixations et la liberté de mouvement des différents éléments. Un véhicule qui fonctionne roues levées n'est pas forcément prêt à rouler à pleine puissance.

Une fois les vérifications effectuées, il ne reste plus qu'à préparer la batterie et à passer à l'essai.

Premier essai : l'Arrma Infraction Boost passe en 3S

Ça y est, la transformation est terminée et il est temps de voir ce que donne cette nouvelle configuration.

Pour ce premier essai, la voiture fonctionne avec une batterie 3S, c'est-à-dire une batterie lithium-polymère composée de trois éléments en série, d'une tension nominale de 11,1 V.

Et le changement est immédiatement perceptible !

La voiture répond bien à la direction et les nouveaux pneus permettent de s'amuser sur le bitume. On peut notamment commencer à faire glisser l'arrière et à découvrir le comportement de cette nouvelle configuration.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'un essai complet sur un circuit parfaitement adapté. Le terrain utilisé pour cette première démonstration n'est pas idéal, mais l'objectif est surtout de vérifier que la transformation fonctionne et de donner un aperçu du résultat.

Je reste donc prudent sur les accélérations et je prends le temps de découvrir la voiture.

Une direction qui répond bien et une voiture qui glisse

Dès les premiers tours de roues, la direction semble fonctionner correctement. La voiture se montre également capable de glisser sur le bitume, ce qui correspond bien à l'esprit de cette transformation.

C'est justement l'un des plaisirs de ce type de véhicule : pouvoir jouer avec l'accélération et la trajectoire, tout en apprenant à doser les commandes.

Mais il faut rester vigilant. Une voiture radiocommandée puissante peut rapidement prendre de la vitesse, même avec une batterie 3S. Le comportement dépend aussi de l'adhérence disponible et de l'espace dont on dispose.

Le terrain utilisé ici sert surtout à illustrer le fonctionnement du véhicule après les modifications. Il ne permet pas de tirer des conclusions définitives sur ses performances maximales.

Une carrosserie qui touche légèrement

Au cours de l'essai, je remarque également que la carrosserie touche un peu.

Ce n'est pas forcément surprenant lorsqu'on modifie une voiture et qu'on change certains éléments de sa configuration. Il faudra néanmoins surveiller ce point et vérifier si un ajustement est nécessaire.

Une carrosserie qui entre en contact avec les roues ou certaines pièces mobiles peut s'abîmer, gêner le fonctionnement ou finir par se détacher.

Pour le moment, je ne considère pas ce détail comme un problème majeur, mais c'est clairement un point à revoir si je poursuis le développement de cette voiture.

Après tout, une transformation ne se termine pas nécessairement au premier montage. Les premiers essais servent aussi à repérer ce qui doit être amélioré.

Une motorisation qui envoie en 3S !

Le premier constat est simple : même en 3S, le changement de comportement est bien présent.

Le passage à une motorisation sans balais donne une nouvelle personnalité à l'Arrma Infraction Boost. L'accélération et les sensations sont différentes de celles de la configuration d'origine.

Cela ne veut pas dire que nous connaissons déjà la vitesse maximale du véhicule. Aucune mesure précise n'a été réalisée pendant cet essai, et les conditions ne permettent pas de présenter un chiffre fiable.

Mais pour une première sortie après transformation, le résultat est encourageant : la voiture fonctionne, la direction répond et il est possible de s'amuser avec cette nouvelle configuration.

Je remarque également que le contrôleur électronique utilisé pour cet essai n'est probablement pas celui que je conserverai à long terme. Pour dépanner et vérifier que tout fonctionne, il fait l'affaire. Mais je préfère garder la possibilité de le remplacer par la suite.

C'est aussi une réalité du modélisme : on ne trouve pas toujours immédiatement la configuration définitive. Il arrive qu'on commence avec les composants disponibles, puis qu'on fasse évoluer le véhicule au fil des essais.

Une transformation terminée… mais le projet peut continuer !

Au terme de cette opération, l'Arrma Infraction Boost a bien changé de vocation.

Nous sommes partis d'une voiture prévue pour le tout-terrain, équipée à l'origine d'une motorisation à charbon. Après le démontage, le nettoyage, l'adaptation de la transmission, l'ajout d'un renfort et le remplacement des pneus, nous obtenons une configuration à moteur sans balais destinée au bitume.

Le premier essai en 3S permet de vérifier que l'ensemble fonctionne et de commencer à découvrir son comportement.

Tout n'est pas nécessairement définitif. La carrosserie touche légèrement, le contrôleur pourrait être remplacé et il faudra surveiller la température des composants ainsi que la tenue de la transmission au fil des sorties.

Mais c'est justement ce qui rend ce projet intéressant : il ne s'agit pas seulement de sortir une voiture de sa boîte et de rouler. On modifie, on adapte, on teste et on améliore en fonction des résultats obtenus.

Pour le moment, je vais continuer à profiter de cette nouvelle configuration sans forcément filmer chaque tour de roue. La vidéo avait surtout pour objectif de montrer les grandes étapes de la transformation et de vérifier que le véhicule était opérationnel.

Conclusion : une nouvelle vie sur le bitume pour l'Arrma Infraction Boost

Cette transformation montre qu'il est possible de donner une nouvelle orientation à une voiture radiocommandée en modifiant plusieurs éléments de manière cohérente.

Le passage au moteur sans balais ne représente qu'une partie du travail. Il faut également tenir compte de la transmission, des renforts nécessaires, du choix des pneus et du bon fonctionnement de l'électronique.

Dans le cas de cet Arrma Infraction Boost, le premier essai en 3S est encourageant. La voiture fonctionne, la direction répond correctement et les nouveaux pneus permettent de s'amuser sur le bitume.

Il reste encore des détails à améliorer, mais cette première étape est franchie !

Et vous, que pensez-vous de cette transformation ? Vous auriez conservé l'Arrma Infraction dans sa configuration tout-terrain d'origine, ou vous auriez fait comme moi en le transformant en voiture dédiée au bitume ?

Dites-moi tout en commentaire ! Et si vous aimez ce genre de projet, pensez à vous abonner à la chaîne, à laisser un petit pouce bleu et à partager vos idées pour les prochaines transformations.

Allez les amis, c'était Illico Modélisme, et on se retrouve très bientôt pour une nouvelle vidéo. Tchuss… et c'est parti mon Kiwi !

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